Agriculture Bio : s’informer et se former avant de se lancer !


Franchir le cap de la conversion en élevage ovin.

12/08/2015 16:43

Des éleveurs ont pu échanger sur la réglementation, les pratiques d’élevage, les débouchés et les démarches à la conversion lors d’une journée organisée par le CGA Lorraine et la Chambre d’Agriculture de Moselle, en mai dernier.
Une rencontre riche en partages d’expériences, qui a permis pour certains éleveurs de se sentir conforter dans leur dynamique de passage en bio.

Plusieurs profils d’éleveurs étaient de la partie, des candidats à l’installation, à la conversion et des éleveurs fraîchement convertis en Bio.
Le point sur la réglementation a entrainé diverses questions :
    - Que faire des fourragers et des céréales conventionnels en début de conversion ?
    - Comment gérer la gestion du parasitisme avec l’ablation des queux ?
    - Vaine pâture et cahier des charges bio, est-ce compatible ?
    - Comment finir ses agneaux en bio : herbe et bergerie ?
    - Comment diminuer et/ou l’utilisation de traitements antiparasitaires ?
L’intervention d’Agnès Droneau (responsable des achats-approvisionnements en ovins AB à Unébio) a permis dans un second temps d’y voir plus clair concernant la commercialisation en AB en circuit long des agneaux. Les agneaux valorisés via Unébio sont abattus en Poitou Charentes, le transport se fait en vif pour limiter les problèmes bactériologiques et pour une meilleure traçabilité. Le prix va jouer selon la conformation et le poids des agneaux basé sur la grille de l’Est (moyenne de 6,8 € du kg en moyenne pour un classement en R3 pour 2014). Des contrats de commercialisation et des primes variables selon les saisons sont proposés.
L’après-midi s’est déroulé au GAEC du Berger en Meuse. C’est une exploitation de 150 Ha avec une troupe de 300 brebis (agneaux d’herbe et de bergerie), convertit en 2013 avec une partie des agneaux écoulés via Unébio. Les éleveurs ont pu ainsi échanger sur différents points comme l’alimentation, la gestion sanitaire, la commercialisation et le bilan lié au passage à l’AB sur l’atelier ovin tant au niveau humain qu’au niveau technico-économique. L’éleveur a témoigné de ses craintes avant le passage à l’AB concernant la gestion du parasitisme et des récoltes de mélanges de céréales en AB et de fourrages. Aujourd’hui il n’est pas question de faire marche arrière selon lui.

Si vous souhaitez avoir le compte rendu de la formation ou pour avoir des informations sur la production ou la filière ovins bio, n’hésitez pas à contacter Julia Sicard au CGA de Lorraine.
jsicard.cga@orange.fr / 03-83-98-09-02

J.SICARD/CGA de Lorraine

 

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